Une prof d’anglais corrige une lettre de Donald Trump,elle ne lui donne pas la moyenne

Une enseignante a écrit au président des États-Unis après la tuerie survenue dans un lycée de Floride le 14 février. Celui-ci lui a répondu dans une lettre truffée de fautes d’orthographe. «Exaspérée», elle n’a pas pu s’empêcher de le corriger et de le réexpédier à la Maison Blanche.

Donald Trump, recalé à l’examen d’anglais d’Yvonne Mason, enseignante pointilleuse de Caroline du Sud. La femme de 61 qui avait écrit au président américain à propos de la tuerie survenue en Floride le 14 février dernier, n’a pas pu s’empêcher de remarquer les nombreuses fautes de grammaire et d’orthographe de la lettre de réponse signée par le président américain.

«Insupportable» pour l’enseignante à la retraite. Au point qu’elle a ressenti l’impérieuse obligation de corriger puis de retourner la lettre à la Maison Blanche. Photographié et posté sur sa page Facebook, le courrier est devenu viral aux États-Unis.

Annotée de toute part, la réponse contient plusieurs fautes d’orthographe et de grammaire. «Avez-vous déjà essayé le correcteur automatique?», interroge l’ex-enseignante, en haut du courrier réexpédié à l’administration Trump. Consciente que cette lettre a probablement été rédigée par un employé de la Maison Blanche et simplement signée par le président, Yvonne Mason ne laisse pas passer ces erreurs «grossières».

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«Quand vous recevez des lettres des hautes sphères, vous vous attendez à ce qu’elles soient au moins correctes», juge d’ailleurs Yvonne Mason. Et en matière de missives reçues par des politiciens, l’Américaine a une certaine expérience. Parmi les bonnes copies, elle retient notamment les «belles» lettres que lui avait rédigées le sénateur Républicain Lindsey Graham, pleine «d’humilité». Selon l’ex-enseignante au collège, le courrier du 45e président des États-Unis ne vaut même pas «la note de C», synonyme de 10/20 dans le système de notation américain.
Une réponse décevante sur le fond

Le plus irritant aux yeux de la professeur de Caroline du Sud reste le contenu de la lettre. Invité par Yvonne Mason à rendre visite aux familles des victimes de la tuerie dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Floride du 14 février dernier, le président s’est contenté de lui rappeler différentes mesures prises pour assurer la sécurité de la «jeunesse américaine». Ce qu’elle juge là aussi très insuffisant…

LeFigaro