Sénégal-Madagascar du 23 Mars: Mal de voir les lions devant 8 000 spectateurs

Dans la perspective de l’organisation du match Sénégal Madagascar comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations Égypte 2019, les sportifs sénégalais ont été tenus en haleine,des semaines durant,pour un simple problème de stade.Et quel stade?
Que notre pays en arrive à faire une course contre la montre pour accélérer les travaux d’un stade Lat Dior de Thies dont on est même pas sûr de son homologation( les réserves d’Augustin Senghor)
Quand,on va jusqu’à tenir un comité régional de développement(CRD)pour avoir des certitudes sur la disponibilité du stade,c’est que quelque part le football sénégalais est à l’image d’un bateau sans gouvernail qui va tribord bâbord. Quoique…
Face à l’illogisme de certains choix, l’on ne peut s’empêcher de se demander comment le Sénégal est parvenu à se hisser sur le toit de l’Afrique. Avec tout un bric à brac organisationnel,une absence d’infrastructures dignes de ce nom et un jeu aussi mal structuré,si on en est arrivé à ce niveau, c’est parce que, et c’est une forte conviction, les dieux du football sont avec nous.
Comment développer notre football sans des infrastructures de qualité?
La rénovation de la pelouse du stade Léopold Senghor intervenue à deux mois du match des lions face au Soudan avait laissé apparaître une certaine volonté de travailler à faire taire certaines critiques sur la qualité de notre football et au delà sur la capacité de l’entraîneur à tirer le meilleur profit de tous ces grands talents qui sont en train d’émerveiller le monde. Surtout que le mauvais état de la pelouse avait toujours servi de prétexte pour justifier un jeu sans véritable consistance dans ses différentes déclinaisons.
Depuis,autant pour le stade Léopold Senghor que pour Demba Diop fermé depuis les événements tragiques de la finale de 2017,on attend et c’est vraiment dommage, de bénéficier de l’aide  coopération chinoise pour espérer prendre en charge un volet aussi important pour le développement de toute pratique sportive.
Que le Sénégal soit dans une situation telle qu’il faut toujours compter sur un appui extérieur pour construire des infrastructures de qualité à hauteur des ambitions du football sénégalais est tout de même inquiétant. C’est comme si l’État Sénégalais n’est pas capable de prendre en charge un volet de financement de moins de 67 milliards.
Que le président de la fédération Augustin Senghor annonce avec fierté que le match du Sénégal se jouera à Thies,dans un petit stade de 11000 places en plus, est,à la lumière de ce qui précède,à la fois affligeant,plus c’est une honte pour notre football.
Après la coupe du monde Russie 2018,le ministre des sports monsieur Matar Ba qui ne dispose certes pas d’un budget conséquent (à sa décharge) avait avoué,son ambition de voir son pays disposer d’un stade de la dimension du Spartak de Moscou. Seulement faudrait-il que son ambition soit accompagnée d’une réelle volonté politique. Faudrait-il que les municipalités qui en sont un démembrement jouent pleinement leurs rôles. C’est un débat sur lequel nous reviendrons
Faute de merles on se contente de grives a-t-on l’habitude de dire. Et pour cette fois, il faudra bien se contenter d’un petit stade où pour des raisons de sécurité,seuls 8000 à 8500 billets seront vendus.
Sadio Mané et compagnie qui ont l’habitude de jouer dans les plus grands stades du monde avec de chaudes ambiances fouleront la pelouse d’un stade Lat Dior de Thies plein à craquer!!!
À vrai dire, pour un tel contraste,il y a de quoi avoir mal pour notre football
Saliou Faye

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *