Russie 2018:Absence de solidarité,cassure entre joueurs,bilan de la campagne. Le football sénégalais à la croisée des chemins

Russie 2018 Sénégal: cassure sein de la tanière. La réflexion s’impose !

Invité de l’émission « ça me dit Mag » de ce Samedi  sur les antennes de la 2 stv  Abdoulaye Seydou Sow administrateur de l’équipe nationale est revenu sur les péripéties de l’élimination des lions  qu’il a tenu du reste à encourager pour leur prestation remarquable,mais non sans effleurer certains conflits internes qui ont miné la tanière .
Pour rappel la bande à Aliou Cissé a été éliminée de la compétition par une règle de fair-play jugée à la limite paradoxale pour certains qui ont préféré à l’instar de la CAF, le tirage aux sorts pour départager le Sénégal et le Japon.
Au sortir de la campagne Russie 2018 l’on a pas cessé de communiquer sans qu’on ne sache qui est  habilité à parler au nom de la fédération. C’est en cela que les sénégalais s’interrogent sur le rôle de Victor Ciss pourtant secrétaire général de la dite instance dont la fonction semble être dévoyée. Sur beaucoup de questions concernant l’administration  du football sénégalais qui mieux que lui est bien placé pour  en répondre  Seulement d’autres ont tout bonnement pris sa place,peut être même usurpé…
La communication est un exerce assez périlleux qui peut déboucher sur des questionnements si elle n’est pas bien maitrisée. Et pour le cas qui nous sert d’article,à une réflexion sur l’avenir d’un groupe que beaucoup ont souhaité conserver alors qu’il a été selon toute vraisemblance miné par des conflits internes inacceptables dans un tel contexte.
Une situation qui a malheureusement a fini par déteindre sur la dynamique de groupe au point d’installer un malaise entre les joueurs mais aussi entre l’entraineur et certains de ses joueurs…
Pour aller loin dans une compétition, il est bon de rappeler qu’une équipe a besoin de ce facteur déterminant pour réaliser des performances et même aller au delà de l’imaginable.
En ce sens la fonction principale d’un entraineur n’est pas seulement de décider du choix de jeu et des joueurs qui doivent animer un système. Un  entraineur doit pouvoir créer cette dynamique positive pour faire adhérer les uns et les autres autour d’un projet clairement articulé et dont les règles sont bien comprises et acceptées par tous. Communiquer sert à transmettre un message,une idée, une pensée. Il y a un émetteur, un récepteur, un sens du message, nous dit-on. Et c »est dans le sens du message que la dimension de la psychosociologie doit intervenir chez un entraîneur pour créer ce déclic attendu.
Tel a été le cas avec feu Bruno Metsu qui par moments n’hésitait pas à sortir et partager des moments agréables avec ses joueurs qu’on traitait de fêtards et pourtant… C’est dans cet état d’esprit (inacceptable pour certains) que son groupe s’est forgé dans la joie d’un mieux vivre collectif, une réputation mondiale
 Pour le cas de l’équipe nationale du Sénégal entraînée par Aliou Cissé,des voix s »élèvent de plus en plus,en dehors, et dans la tanière pour dénoncer cette cette rigueur démesurée exercée par ce dernier sur ses joueurs. Même si le responsable de la fédération Abdoulaye Sow qui a partagé par honnêteté intellectuelle cette position a souhaité ( amicalement) que l’entraineur desserre un peu l’étau,il n’en demeure pas moins qu’il faut absolument recadrer les choses.. L’équipe nationale du Sénégal n’est pas un cantonnement militaire même s’il faut saluer l’idée d’asseoir la discipline dans ses principes.
Si bien communiquer sert aussi à tirer un groupe vers des normes des niveaux de performances, le sélectionneur des lions, attendu pour traiter ses poulains de manière impartiale et neutre,est accusé par certains joueurs de faire du favoritisme et d’incohérence dans ses choix… Vrai ou faux?
Interrogé sur le plateau de la 2stv sur le  cas d’un joueur (Diafra Sakho) qui aurait demandé aux journalistes qui voulaient recueillir ses impressions, d’aller s’adresser aux joueurs qui ont joué,Abdoulaye Sow a plus ou moins confirmé une information qui a laissé certains téléspectateurs perplexes. Et c’est pour le déplorer,un manque de solidarité entre les joueurs avait fini par miner l’ambiance de la tanière. Plus grave encore certains joueurs se sont sentis frustrés parce qu’Aliou Cissé ne leur adressait pas la parole, pour ne pas dire qu’il les ignorait totalement. Une information que le fédéral a tenté de relativiser car même s’il n’en nie pas l’existence il pense le mettre sur le compte de la frustration. Mais il faut sévir sans état d’âme
Au moment où les Sénégalais se projettent vers les éliminatoires de la Can 2019 qui se jouera au Cameroun, au moment où des ambitions sont en train de naitre avec en ligne de mire le premier titre continental de l’histoire du football sénégalais,le débat de la participation des lions à la coupe du monde Russie 2018 ne doit nullement tourner autour de la reconduction ou non du contrat du sélectionneur encore moins de verser dans l’auto glorification devant certains médias.Il faut le dire pour le dénoncer vigoureusement Aliou Cissé et Augustin Senghor devaient se garder de réserver l’exclusivité de leurs sorties au journal l’Équipe, pour l’un et Stades pour l’autre.
Pour leurs fonctions officielles qu’ils occupent c’est peut être la meilleure manière de contourner une certaine presse.
Somme toute, le bilan de la campagne des lions sur tous les aspects, technique tactique, et financier avec les retombés de la coupe du monde doit être fait sans complaisance aucune. Il faut rompre d’avec ces pratiques de saupoudrage et où au sortir des grandes compétitions l’on se cache derrière les écrans de télévision pour occulter les véritables problèmes, les véritables solutions et ou décisions  à prendre
Le Sénegal à l’instar de la France doit aller vers la mise en place d’une haute autorité du football telle que décrite dans l’organigramme du football de ce pays, comme un organe de contrôle de la gouvernance fédérale. Dans l’exemple de la France,la haute autorité du football dispose d’un pouvoir de contrôle sur la gestion de la Fédération par le Comité exécutif sans pouvoir s’immiscer dans ladite gestion.
Le football sénégalais est à un tournant important de son histoire,ne pas se pencher sur les véritables maux qui gangrènent cette discipline tant prisée c’est à la limite manquer de vision.
L’État est en train de consentir des efforts considérables pour que le football sénégalais puisse enfin sortir la tête de l’ornière. Il faut se placer dans la perspective de réorienter positivement les actions à mener. Mais avant,il faut se poser la question sur la capacité des membres de la fédération sénégalaise de football bien que certains soient d’ancien sportifs à analyser un rapport technique pour lequel ils ne sont pas outillés et dont ils n’ont qu’une connaissance empirique.
Dans ce sens il y a lieu de réfléchir sur les cas de Pape Kouli Diop et de Momo Diamé qui ont préféré claquer la porte de l’équipe nationale après  la Can 2017.
Au sortir de la coupe du monde Russie 2018 d’autres prendront certainement la même porte. Pourquoi ?
Au cours de l’émission ça me di Mag présentée l’administrateur de l’équipe nationale Abdoulaye Seydou Sow a souhaité voir le staff technique fédérer l’ensemble des joueurs autour de son projet pour éviter cette absence de solidarité constatée entre des joueurs qui ont fini par se dresser en clans.
La vérité est que la méthode Aliou Cissé doit être corrigée même si par ailleurs comme sus dits des progrès notables sont à souligner. Mais si tant est ceux qui doivent le faire pensent plus à leurs postures…
Il est important pour l’avenir de notre football de tirer un bilan sans complaisance de la responsabilité des uns et des autres dans cette coupe du monde . Au plan sportif, il faut se dire des vérités sur la conduite à tenir et sur la manière de conduire les lions. Il semble aussi important pour que de tels faits ne se reproduisent plus d’écarter tous les joueurs qui ont préféré mettre en avant leurs égos devant au point de perturber  la stabilité du groupe.
L’équipe nationale est l’affaire du peuple sénégalais