Recherche perpétuelle d’un stade fonctionnel: les Sénégalais ne méritent pas cela

Lors d’une conférence de presse qui s’était tenue au mois de novembre 2018,le ministre des Sports monsieur Matar BA avait clairement indiqué que les travaux de réhabilitation du stade Léopold Sedar Senghor allaient démarrer en 2019. Toutefois, faudrait-il le préciser,il n’avait pas manqué, lors de ce face à face avec les journalistes, d’informer l’opinion, que durant cette période, le stade Lat Dior de Thiès abritera les compétitions officielles du Sénégal. Et cela bien entendu après son homologation par la FIFA. En termes clairs, le stade Lat Dior , à cette date, sera suffisamment prêt et opérationnel. Mais que non…

Au constat, non seulement les travaux de réhabilitation du stade LSS n’ont pas encore débuté, mais il nous est parvenu à travers nos confrères du journal Record, que les travaux du stade Lat Dior sont dans «un état médiocre ». En d’autres termes, malgré les instructions des membres de la fédération et du ministère des sports d’accélérer le chantier, le stade risque de ne pas être suffisamment opérationnel pour accueillir les matches de l’équipe nationale les 23 et 26 Mars 2019. Quoiqu’on puisse faire il sera question de rafistoler. Et dans cet esprit , nous aurons dans un an un stade complètement désuet.

Et sans jouer aux oiseaux de mauvaise, l’on pourrait affirmer que le syndrome Camerounais risque de nous arriver, même si du point de vue de la globalité des travaux, on ne peut faire une comparaison entre les deux situations. Même si du point de vue de l’évènement, ce n’est pas la même portée qu’arrivera t’-il si le stade est déclaré non conforme aux normes de la FIFA ?.

Se rabattre sur le Stade Léopold Senghor avec l’assurance que la pelouse ne tiendra pas sur un intervalle de quatre jours pour les deux matches prévus les 23 mars et 26 mars?

Qu’on en arrive à une telle situation est très regrettable. Pour un pays qui aspire jouer les grands rôles en Afrique et dans le monde, être dans une perpétuelle recherche d’un stade aux normes pose véritablement la problématique de la gestion et de l’entretien de nos stades qui pour le rappeler sont du ressort exclusif et de la compétence des municipalités.

Même si dans ce cas précis il faut le reconnaître,les lenteurs sont imputables à la compagnie sénégalaise des travaux publics qui a gagné le marché, l’on peut pointer du doigt toutes ces personnes qui ont attendu d’être à près de deux semaines des matchs pour s’activer à vérifier l’effectivité des travaux.

Avant la coupe du monde Russie 2018, précisément au mois de Mars, le Sénégal était confronté à la non fonctionnalité du Stade Léopold Senghor et a dû mettre la main dans la poche pour se rendre au Maroc afin de disputer deux matches amicaux face à l’Ouzbékistan le 23 Mars et quatre jours plus tard contre la Bosnie.

Pour rappel, cette situation avait en son temps, suscité un tollé général et indigné les sénégalais. Mais depuis rien n’a changé. Le Sénégal a reçu le 13 Octobre 2018 le Soudan pour le compte des éliminatoires à la CAN sur une pelouse pitoyable. Malgré la victoire 3-0 les lions se sont plaints de l’état du terrain qui n’offrait pas les meilleures conditions de jeu

Aujourd’hui l’histoire se répète on en est toujours à cette absence de gouvernail dans la gestion de nos compétitions. A vrai dire nous sénégalais, ne méritons pas cela.

Saliou Faye

24 heures