Procès en suspicion contre La RTS: Le conseiller politique de Khalifa Sall saisit le CNRA sur le cas Racine Talla

Par lettre adressée au président du Cnra (Conseil national de régulation de l’audiovisuel) et dont Dakaractu détient une copie, le conseiller politique du maire de Dakar intente un procès en suspicion légitime à M. Racine Talla, qui s’est prononcé contre Khalifa Sall le 16 décembre 2017 dans l’émission « Afrique Presse » qui passe sur Tv5.

 « Le directeur général de la RTS Racine Talla s’est permis de dire publiquement que le maire de Dakar Khalifa Sall « a détourné de l’argent public en usant de fausses factures ». Citant le rapport confidentiel de l’Inspection Générale d’Etat, il parle de « 30 millions pompés chaque mois de la paierie municipale qui s’est finalement transformée en cache », rappelle Moussa Taye.

Ce dernier attire l’attention de M. Babacar Touré en ces termes : « De tels propos sont irresponsables pour un simple citoyen armé de bonne foi et de bon sens. Ils deviennent dangereux lorsqu’ils sortent de la bouche d’un haut fonctionnaire sensé comprendre le fonctionnement des corps de contrôle de l’Etat comme l’IGE mais aussi les principes de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction ».

« L’attitude de Monsieur Talla inspire de notre part quelques réserves. En effet, nous avons de sérieuses craintes sur l’impartialité de la RTS dans la couverture du procès et nous craignons à juste titre une manipulation de l’information », poursuit la lettre.

Taye d’en déduire : « S’il a pu utiliser un plateau de télévision étrangère pour tenir pareils propos, il peut user de son pouvoir et de sa position partisane pour ternir l’image de Khalifa Sall et de l’institution municipale à travers la RTS ».

« C’est la raison pour laquelle, nous vous adressons cette lettre pour nous plaindre de cette démarche irresponsable, malhonnête et incompréhensible du directeur général de la RTS.

Par ailleurs, nous vous saurions gré des dispositions utiles qu’il vous plaira de prendre afin que cette situation qui relève du zèle et du parti pris ne se reproduise plus », conclut le document.