Penalty accordé au Real: »Jamais l’arbitrage n’a été si mal compris et les règles si mal connues » Par Meissa Niang

Jamais les polémiques sur l’arbitrage n’ont occupé autant de place, surtout après la décision de l’arbitre anglais M. Oliver lors du match Réal de Madrid Juventus de Turin.

Mais d’un autre côté, on peut dire aussi que jamais l’arbitrage n’a été si mal compris et les règles si mal connues.

Consulter les Lois du jeu ne constitue pourtant pas une tâche insurmontable, à plus forte raison pour ceux qui prétendent juger les arbitres.

Beaucoup de ces polémiques résultent d’une confusion de départ entre les 17 Lois du jeu et les recommandations qui les accompagnent dans un second document, plus étoffé et baptisé « Interprétations des lois du jeu et directives pour les arbitres ».

Pour rappel, la loi 12 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB). Elle se rapporte aux fautes et incorrections, qui peuvent donner lieu à des sanctions disciplinaires (avertissement, exclusion) ou, si le ballon est en jeu, à un coup franc direct ou indirect ou à un coup de pied de réparation (pénalty).

Que dit justement cette Loi 12 :

Un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse si, de l’avis de l’arbitre, un joueur commet l’une des fautes suivantes par mégarde, avec imprudence ou avec violence :

– charge un adversaire ;
– saute sur un adversaire ;
– donne ou essaye de donner un coup de pied à un adversaire ;
– bouscule un adversaire ;
– frappe ou essaye de frapper un adversaire ;
– tacle un adversaire ou lui dispute le ballon ;
– fait ou essaye de faire trébucher un adversaire…
– fait obstacle à la progression d’un adversaire avec contact ;

Le document portant « Interprétations des lois du jeu et directives pour les arbitres » ajoute ceci :

« Tout joueur qui assène un coup à un adversaire lorsqu’ils disputent le ballon, de devant, de côté ou de derrière, avec une jambe ou les deux, avec une force excessive et de nature à compromettre la sécurité de l’adversaire, se rend coupable d’une faute grossière. »

En cas de jeu dangereux, peu importe que le joueur n’ait pas intentionnellement fait faute, qu’il ait joué voire touché le ballon (même avant l’attaquant). « Le jeu dangereux se commet à proximité d’un adversaire et empêche celui-ci de jouer le ballon par crainte d’être blessé. Le jeu dangereux n’implique pas de contact physique entre les joueurs. »
C’est le cas à chaque fois qu’un joueur emporte son adversaire avec le ballon, même s’il n’a pas touché ce dernier.

Interprétation de la loi 12 à propos de la faute pour « jeu dangereux », qui sanctionne l’excès d’engagement « En cas de contact physique, l’action devient une faute qui peut être sanctionnée par un coup franc direct ou un coup de pied de réparation . »

Voilà sommairement résumés, les éléments d’appréciation que je tenais à porter à l’attention de tous pour dépassionner le débat.

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