Paradigmes Scientifiques des échecs répétés du football sénégalais:Pourquoi Aliou Cissé doit rester ?

Garder ou éjecter Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale A de football ! Le débat se pose au sortir d’un mondial qui a présenté beaucoup de surprises aussi bien au niveau du niveau de jeu des équipes que des individualités qui portent les grandes nations de football. À la croisée des chemins et à la lumière des échecs répétés de nos clubs et de nos «Lions», Aliou Cissé présente un atout à quelque encablures de la coupe d’Afrique des Nations

Suite à l’élimination des lions, bon nombre de voix se sont élevées pour dénoncer la gestion de la campagne de l’équipe nationale avant et pendant cette coupe du monde Russie2O18 qui est en train de révéler beaucoup de surprises avec les éliminations de grandes nations de football dont certaines sont pourtant portées par les plus grands footballeurs de la planète
Cristiano Ronaldo et Lionel Messi Mohamed Salah et Sadio Mane n’ont pu répondre à l’attente sur mesurée de leurs peuples respectifs. L’on oublie dans les analyses que les normes de performances obéissent à des pesanteurs scientifiques dictées le plus souvent par la nature humaine. En ce sens il faudra souligner que toutes ces grandes stars du football planétaire sont arrivées trés émoussés par une saison de football très longue et éprouvante.
Pour le cas des lions  ‘’éliminés’’ par un règlement de la FIFA fair-play auquel nos joueurs ne s’étaient point préparés,mais il faut le dire éliminés quand même pour avoir été battus par la Colombie 1-0, l’histoire se répète encore une fois.
Depuis Asmara 68, en passant par Caire 86, Sénégal 92,Tunis 2008 et Samara 2018,nos lions sont sortis de presque toutes les compétitions africaines et mondiales de football avec la même manière, le même sentiment de frustration et de regrets. Soit c’est par les subtilités de l’algèbre, comme le disait feu Alassane Ndiaye ‘’Alou’’ ancien grand reporter du Sénégal,soit pour avoir pris des buts de dernières minutes synonymes d’élimination. Il en est aussi ainsi pour les clubs sénégalais lors des compétitions africaines. En dehors des épopées de 2000 où le Sénégal a joué une finale de coupe d’Afrique et a été quart de finaliste au mondial 2002, et en dehors pour nos clubs,dela campagne de 98 avec la Jeanne D’arc de Dakar, le football sénégalais ne parvient toujours pas à sortir sa tête de l’ornière. Que  d’amertume,de déceptions et de regrets…
Face à la Colombie lors du dernier match du groupe H le Sénégal s’est retrouvé dans la même situation que les compétitions précitées. il fallait juste un point pour envoyer cette jeune génération en quart de finale. Mais voilà le vieux démon est réapparu, la suite est connue.
Suite à l’élimination du Sénégal le même discours est revenu sur toutes les lèvres, le même refrain est admirablement servi  ‘’DINA BAKHE’’. Les campagnes de la CAN Gabon 2017 et Russie 2018 sous l’ère Aliou Cissé n’ont pas échappé à cette règle.
C’est à se demander comment les différents responsables de notre football, et au delà les ministres des sports qui se sont succédé à la tête de notre football n’arrivent toujours pas à analyser et trouver des solutions aux paradigmes scientifiques des échecs répétés de notre football. Pour reprendre une  interrogation forte que continue de se poser le doyen Yatma Diop.
La problématique des échecs répétés de notre football mérite une réflexion profonde,pour ne pas dire une intériorisation meditative.
Loin des critiques sans fondement et des réglements de comptes entre dirigeants de notre football qui semblent être le problème et la solution du football sénégalais,il nous faut véritablement repenser tous les éléments de la pyramide. Il faut le dire cette crise d’orientation de notre football remonte depuis Asmara 68. Il urge donc de faire une évaluation sans complaisance et ne pas se cacher derrière les promesses d’un lendemain meilleur Pour rappel le peuple sénégalais attend toujours le bilan de la CAN tant promis par les autorités de la fédération qui se sont contenté juste de laisser Aliou Cissé faire son bilan de la Can 2017 face à la presse sportive et quelle presse…
Cependant, il faut le reconnaitre des nations africaines de football  beaucoup plus organisées et plus nanties que le Sénégal auraient pourtant aimé avoir le même parcours des lions lors de cette coupe du monde. Le Maroc, l’Egypte et la Tunisie sont autant d’exemples qui peuvent donner motif à de l’autoglorification, mais pour autant ces equipes seront versées dans la même corbeille de la problématique des équipes africaines qui ne parviennent pas à figurer dans un carré mondial.
Pour Didier Drogba l’élimination des équipes africaines constitue un grand pas en arrière. Selon l’ancien attaquant de l’OM, c’est parce que tout simplement celles-ci dans leur structuration n’ont pas le même niveau de cohérence, les mêmes moyens qu’ont certaines équipes européennes et d’Amérique du sud. Selon l’ancien capitaine des éléphants de la Côte-d’Ivoire,les africains doivent réfléchir sur la façon dont elles abordent ces grandes compétition.
Cette réflexion ne doit nullement se structurer autour uniquement de la gestion matches de l’équipe nationale. Il faut un tout pour faire un grand football
Depuis qu’il est à la tête de l’équipe nationale, jamais les lions n’ont joué des matches aussi accomplis sur le plan technique et tactique que face à la Pologne et la Colombie malgré la défaite sur ce match
Ces matches ont démontré  à la face du monde la grande classe des footballeurs sénégalais.Mais ils ont aussi été bénéfiques à Aliou Cissé pourtant entraineur le plus jeune donc le moins expérimenté et le moins bien payé de cette coupe du monde.  Véritablement il est en train de gagner en maturité. Mais…
C’est plus dans la présélection, la gestion de son effectif et dans la définition claire de sa philosophie de jeu qui doit reposer sur une bonne connaissance des capacités de ses joueurs que le sélectionneur du Sénégal a péché.
Dans la gestion d’une compétition comme la coupe du monde certaines erreurs se paient cash.
Ce fut notamment le cas contre le Japon avec l’absence manifeste d’un milieu offensif dans le groupe capable de remplacer Pape Alioune Ndiaye pour relancer une machine sénégalaise fortement grippée et dominée dans le cœur du jeu
La vérité est que le Sénégal est parti à la coupe du monde avec tellement d’incertitudes qu’on ne pouvait dépasser le cap des matches de poule. Même si les lions sont passés près de la qualification, d’autres facteurs qui ne cessent de nous poursuivre depuis Asmara ont ressurgi pour nous ramener vers  les mêmes échecs,les mêmes interrogations.
Sadio Mane, Diao Balde, Ismaila Sarr et Mbaye Niang sont autant d’atouts offensifs à la disposition du sélectionneur qu’on se demande comment il n’a pas pu sentir qu’il lui fallait juste avoir des animateurs, pour ne pas dire des meneurs de jeu, pour bâtir une très bonne équipe du Sénégal.
Cependant la Gestion de la Can 2017 et de la coupe du monde Russie 2018 sont autant de grandes compétitions qui doivent avoir à coup sûr permis à Aliou Cissé,au-delà de son vécu comme footballeur de capitaliser une expérience certaine.
Pour avoir disputé ces deux événements majeurs (dont tous les entraineurs rêvent) dés le début de sa jeune carrière,le Sénégal gagnerait, à le maintenir pour un soucis de cohésion et de stabilité  pour qu’il puisse continuer sa progression vers le sommet des plus grands entraineurs de ce monde.
Les matches de qualification pour la coupe d’Afrique Cameroun 2019 approchent à grands pas. Aucune erreur lui ne sera désormais tolérée…
Saliou Faye 24 heures

 

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