Nations League: l’Italie arrache le nul contre la Pologne, la Russie s’impose en Turquie

Longtemps très inquiétante face à la Pologne, l’Italie a pris un point pour ses débuts en Ligue des nations vendredi à Bologne (1-1) grâce à l’entrée pleine de vie du jeune Federico Chiesa. Mais le chantier reste immense.

De la défense à l’attaque, il y a du travail à tous les étages pour Roberto Mancini qui, après le désastre de l’élimination en barrages d’accession au Mondial russe, a hérité d’une ruine.

Dans le dossier de l’impuissance offensive, la soirée de Bologne n’aura pas fait grand-chose pour la cause de Mario Balotelli et Lorenzo Insigne, maîtres d’oeuvre supposés et tous deux remplacés après des prestations très fades. L’espoir dans ce secteur s’appelle Chiesa.

Le fils de l’ancien attaquant international Enrico Chiesa est entré dans la partie comme une bourrasque et sur l’un de ses appels tranchants il a été descendu par derrière dans la surface. Jorginho a alors transformé le penalty et l’Italie a sauvé un point (1-1, 78e).

Auparavant, la Nazionale avait connu des moments de grande souffrance. A la 40e minute, elle s’était même retrouvée menée 1-0 après une perte de balle horrible de Jorginho, qui n’est vraiment pas le même sous le maillot azzurro que sous ceux, bleus aussi pourtant, de Naples et Chelsea. Deux secondes et un beau centre de Lewandowski plus tard, le Napolitain Zielinski trompait Donnarumma.

Applaudi à son arrivée sur la pelouse, Balotelli en est lui ressorti sous quelques sifflets. Loin de sa meilleure forme, l’avant-centre niçois, affreusement statique, a été très insuffisant et ses partenaires ne l’ont jamais trouvé. Ils n’ont pas toujours très bien cherché mais il ne les a pas beaucoup aidés non plus.

Face au spectacle de latéraux dépassés, de Bernardeschi ratant des gestes qu’il réussissait en poussins, le public du joli stade Dall’Ara a applaudi le beau contrôle en souliers vernis de Mancini, oubliant que si la transversale de Chiellini avait fini là, c’est qu’elle avait raté sa cible de 20 mètres.

Face à une équipe de Pologne qui sort d’un Mondial décevant (dernière de sa poule), l’Italie n’a donc pas trouvé énormément de motifs d’espoir. Chiesa en est un, donc, les arrêts décisifs de Donnarumma (6e et 26e devant Zielinski et Krychowiak) en sont un autre, et Verratti reviendra un jour.

En attendant, la suite de la Ligue des nations se jouera pour les Azzurri lundi au Portugal. Autre motif d’espoir: Cristiano Ronaldo ne sera pas là.

AFP