Lutte:Per-pay-view ou rien: Quand Luc Nicolai veut encaisser l’argent des sénégalais dans le chantage

Invité à se prononcer sur les désagréments notés lors du combat Balla Gaye 2 vs Gris Bordeaux, le promoteur de lutte Luc Nicolaï après l’expérimentation ratée du système pay-per view (paiement à la séance)s’est pour toute explication,déchargé sur… »le réseau.  » je ne gère pas le réseau internet, mais je vends un code. D’autant que ceux qui se sont procurés le code, se sont félicités de la qualité des images dans la diaspora, au Maroc et en même en Gambie » a t’-il avancé ce Samedi lors du dernier face à face entre les deux lutteurs.

A entendre Luc Nicolai,il y a sincèrement de quoi se poser des questions,c’est à se demander même si le promoteur ne prend pas les sénégalais pour des demeurés.

Faire payer toute personne à partir du système Pay-per-view dans le contexte d’un pays avec un niveau de service (internet)très élevé peut, il est vrai, être intégré comme une solution à même de permettre une rentabilité financière d’un produit.

Mais dans le contexte d’un pays comme le Sénégal, Il ne s’agit pas simplement de vendre un code et de s’en tenir là. Quand on se lance dans des initiatives du genre,on ne doit pas s’arrêter à vendre un code d’accès quand on sait que celui ci doit ouvrir l’accès à un tout un service.

Et le service en l’espèce,c’est l’Internet qui doit permettre aux sénégalais qui se sont payés le code de regarder le combat .

En vérité, Luc Nicolai n’a pas vendu un code d’accès, mais un service, et le service c’est la retransmission du combat Balla Gaye2 vs Gris Bordeaux.

Mais comment regarder un combat quand on a réseau internet aussi peu performant que celui du Sénégal?

Dans ce domaine le Sénégal n’est pas le Maroc,encore moins les pays de la Diaspora où l’accès au service Internet est même offert.

Les zones de couverture, parlons en. Et c’est pour constater que même dans Dakar, il est difficile dans certains coins d’avoir une bonne connexion,et quel que soit l’opérateur.

On ne peut,monsieur le promoteur bâtir un argumentaire solide en restant scotché sur cet argument parce que comme sus dit, ce code devait ouvrir à un service pour lequel il a été souscrit. Ce qui n’a pas été le cas pour la majeure partie des sénégalais

A la limite c’est manquer de respect aux sénégalais que de vouloir occulter une responsabilité pour le moins totale dans cette affaire.

D’ailleurs,le Sénégal ce ne s’arrête pas seulement Dakar. Qu’il soit  à Diourbel, Fogolombi ou à Saraya, le sénégalais des profondeurs doit avoir les mêmes chances d’accès à l’information. De ce point de vue,il est important que cette dimension nationale soit intégrée.

Voilà en quoi le CNG de lutte est interpellé. Il est vrai que les promoteurs sont des privés,mais il n’en demeure pas moins que la structure(CNG) dirigée par Alioune Sarr est sous la tutelle du ministère des sports. Elle a une mission de  service public

Il appartient donc à l’État de protéger le secteur de la lutte pour que les hommes d’affaires de la trempe de Luc Nicolai ne puissent pas imposer leur diktat aux sénégalais.

Encore que dans cette affaire se cacher derrière un fameux « code » après avoir encaissé l’argent des sénégalais semble procéder d’un manque de respect et de sérieux

Les défaillances notées sont de sa responsabilité exclusive. Il est étonnant dans cette histoire de retransmission que tous les acteurs cherchent à trouver de fausses excuses pour se dédouaner.

La chaine de télévision Sen TV qui avait été prise à partie par les amateurs qui ont assiégé le siège du groupe, s’est tout simplement déchargée sur l’organisateur en l’occurrence Luc Nicolai.

Et pourtant c’est la structure dirigée par Bougane Gueye qui à travers son application  » Joni-Joni » a permis de vendre ce fameux « code d’accès » !!!.

Luc Nicolai ne pouvait ignorer les difficultés qui pouvaient survenir dans la fourniture du service internet  en cas de forte demande. Il ne pouvait non plus ignorer que dans ce pays, le service internet ne couvre pas la totalité du territoire

Quid à menacer  de quitter la lutte s’il voit que les Sénégalais refusent que les choses avancent.

Là encore la position du promoteur est des plus tranchées,seulement il lui est loisible de quitter la lutte. Les sénégalais n’accepteront pas subir le diktat de l’homme d’affaire qu’il est. Qu’il se le tienne pour dit

La lutte fait partie des sports,les plus populaires au Sénégal. Il suffit d’un grand combat pour que tout un peuple retienne son souffle.

Si on considère que les sénégalais n’ont pas tous la possibilité de se payer des téléphones smartphones. Si on considère par ailleurs que  l’accès à l’outil internet reste toujours une équation pour une grande partie de la population.

Vouloir coûte que coûte imposer le pay-per-view au risque de menacer de quitter la lutte, si les sénégalais ne suivent pas, n’engage personne d’autre que le promoteur qu’est Luc Nicolai.

La lutte a vécu sans Luc Nicolai, elle continuera à vivre sans lui…