Incident diplomatique: Macron humilie le président du Burkina devant ses étudiants…

Interpellé sur la gestion de sa politique intérieure par Emmanuel Macron, le président burkinabé, Roch M. C. Kaboré, a quitté la salle.

Ce devait être un discours destiné à fonder un nouveau rapport avec l’Afrique. Pourtant, Emmanuel Macron a dérapé, en plein discours devant 800 étudiants et devant le président du Burkina Faso, Roch M. C. Kaboré, au sein de l’université de Ouagadougou. Alors que la rencontre avait bien commencé, le président de la République a fait un trait d’humour qui n’a pas été du goût du président burkinabé.

Le président du Burkina-Faso quitte la salle

« Vous me parlez comme si [la France] était encore une puissance coloniale. Mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso. C’est le travail du président [burkinabé] ! », lance Emmanuel Macron devant une foule électrique, applaudissant à tout rompre. Interpellé, le président burkinabé décide alors de quitter la salle. Sous l’air hilare du président de la République, qui décide de réagir sous l’angle de l’humour. « Du coup il s’en va… Reste là !, lance Macron à l’endroit de son homologue. Il est parti réparer la climatisation », s’amuse-t-il.

Incident diplomatique

Cette sortie pour le moins lunaire du président français a rapidement été reprise sur les réseaux sociaux. L’intervention humoristique se meut rapidement en un petit incident diplomatique.

Le débat sur la décolonisation du continent africain avait en effet sous-tendu toute l’intervention du président. « Il faut rompre avec cette habitude de reprocher toujours à la France ce qui se passe mal ici » avait-il déclaré plus tôt dans son discours. Lorsqu’il était candidat à la présidentielle, il avait pourtant jugé la colonisation comme étant un « crime contre l’humanité », c’est-à-dire un crime imprescriptible.

Au début de son intervention, le président avait tenu à se dédouaner de toute velléité néocolonialiste.

Roch M. C. Kaboré reviendra quelques minutes plus tard dans la salle, preuve que l’incident a vite été oublié.

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