Gestion de l’après mondial: Entre critiques et absence de repère le football sénégalais à la recherche de gouvernail.

Russie 2018 l’une des meilleures éditions de coupe du monde de football a baissé ses rideaux en apothéose ce Dimanche avec le sacre mérité de la France même s’il faut constater,dans ce pays,et dans d’autres du reste que la polémique sur la nationalité des joueurs qui ont contribué à la victoire des gaulois continue de plus belle .

Les attaques des « lepenistes » et du président du Vénezuela Maduro et tant d’autres qui préfèrent rire sous cape et qui considèrent que cette victoire est celle de l’Afrique ont fini d’installer au coeur des medias,un débat qui remet au goût du jour le racisme,la tolérance et le l’immigration etc…
Au même moment ici au Sénégal certains joueurs de la génération de 2002,à l’image de Moustapha Amdy Faye et El hadji Diouf semblent mener un tout autre combat.
Ces anciens footballeurs sans doute aigris et ou nostalgiques de leurs performances d’antan et peut être même de ces grands dirigeants de l’époque, Malick Sy Souris,Mbaye Ndoye pour ne citer que ceux là, passent tout leur temps à vouloir faire porter la responsabilité des échecs des lions à Aliou Cissé alors que…
Pour justifier leur combat,les deux compères cherchent à mettre à nue les carences de leur ancien capitaine d’équipe (au grand étonnement d’un entraîneur comme Claude Leroy) tout au moins ils essayent sur la base d’arguments peu scientifiques de démontrer son incapacité à gérer le groupe des lions .
Dans leur analyse ils semblent souvent occulter le palmarès quand même assez édifiant d’Aliou Cissé mais aussi le travail qu’il a abattu à la tête des lions même si à ce propos on ne peut manquer de relever que du point de vue du management et de la philosophie du jeu, il y a bien entendu énormément de choses à revoir.
Cela est tout aussi valable pour Augustin Senghor et les membres de la fédération qui doivent aussi faire une intériorisation méditative de leur gestion du football depuis qu’ils ont commencé à présider à la tête de cette discipline.
On ne peut dans le contexte de l’évolution actuelle du football sénégalais continuer à gérer les campagnes des lions de la même manière, échec après échec, sans pouvoir s’arrêter un seul instant pour diagnostiquer,écouter et comprendre.
Dans cette dynamique constructive le ministère des sports, au-delà des efforts colossaux fournis par l’État du Sénégal a un rôle prépondérant à jouer. Le ministre des sports est dans l’obligation de conduire et surtout d’encadrer la réflexion.
Au regard des ressources et ou potentiel énorme dont dispose notre pays une restructuration de l’environnement du football Sénégal s’impose plus que jamais.
En d’autres termes l’organigramme de la fédération de football doit être revu. A l’image de certaines grandes nations de football il faudra penser à la mise en place d’une haute autorité du football. Un organe capable de contrôler les actions de la fédération (sans pour autant s’immiscer sur sa gestion) mais qui aura pour mission, entre autres, d’arbitrer et de donner son avis sur la gestion de notre football
Une partie des pouvoirs qui seront confiés à la haute autorité est il est vrai dévolue au ministre des sports,il faut le souligner,une structure indépendante qui sera composée de personnalités du sport connues pour leur intégrité et leur capacité d’analyse ne fera que du bien à notre football.
Les contempteurs du sélectionneur et des fois des fédéraux ne cessent de multiplier leurs attaques dans l’ignorance totale que le football sénégalais au delà des critiques qu’ils soulèvent a aussi et surtout un problème structurel.
Mais il ne faut pas aussi s’en cacher, c’est comme si une certaine classe de dirigeants cherchent à prendre notre football en otage et ceci pour des intérêts crypto personnels. Voilà en quoi la réflexion du président des HLM monsieur Alfa Badji sur sa page facebook (que nous reproduisons in extenso) qui apparait comme une critique sévère semble tracer certaines pistes de réflexion pour mettre notre football sur la bonne voie
 » Savez vous combien j’ai reçu de primes depuis que je suis avec l’équipe nationale, de 2010 à nos jours et ceci au détriment des clubs, des projets, des infrastructures, du développement du foot jeune, du foot féminin, de la formation, du rehaussement des récompenses du champion du Sénégal et vainqueur de la coupe, de la prise en charge d’un fonds de solidarité et de réinsertion des ex joueurs pro locaux laissés pour compte, du remboursement intégral des transports, des titres de voyages dévolus désormais au club en partance pour l’Afrique, des maigres appuis financiers à nos représentants en Afrique, de la revalorisation des indemnités des arbitres,de la délocalisation du siege. Et j’en passe
. Alors que je n’amène aucun titre ni trophée pour le bonheur.
..une minute, Je fais ma comptabilité et je vous reviens… » Fin de citation
Tant qu’on aura pas compris qu’il faut un tout pour développer notre football, on aura beau investir les médias pour critiquer,le mal restera toujours profondément ancré
Aliou Cissé est sans doute en train de faire un évaluation,tout au plus le bilan de la  campagne des lions. Qu’il en soit ainsi pour les membres de la fédération, pour le ministère des sports,et pour le ministre du budget qui doivent par respect au peuple sénégalais et par devoir de transparence nous faire un bilan sans complaisance de la campagne Russie 2018.
Quid de l’utilisation qui sera faite des retombées financières du mondial Russie 2018?
Il faut le dire l’utilisation efficiente de ces fonds aura une importance capitale pour le développement du football Sénégalais et ceci dans le sillage des problèmes in fine soulignés par monsieur Badji.
Un débat qui semble ne pas être dans la profondeur de la réflexion des pourfendeurs du sélectionneur et de la fédération de football tant ils sont occupés à réclamer des têtes…
Saliou Faye

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