Libye: la NOC craint que les autorités de l’Est ne profitent de la crise avec le Qatar pour exporter illégalement du pétrole

Publié le Publié dans Economie africaine

Mardi, en Libye, le patron de la société publique du pétrole (NOC), Mustafa Sanalla (photo), a averti les responsables du gouvernement de l’Est de ne pas profiter de l’isolement diplomatique du Qatar pour exporter illégalement l’huile du terminal pétrolier de Marsa al-Hariga.

En effet, le gouvernement de l’Est a menacé de bloquer les activités du négociant suisse Glencore sur le port pétrolier. D’après le patron de la NOC, le gouvernement de l’Est veut prétexter de ce que l’un des plus grands actionnaires de Glencore soit la firme qatarie de Private Equity Qatar Holding LLC pour l’écarter de l’achat et du transfert de l’huile stockée sur le port afin de la vendre de façon illégale.

Il faut noter que les factions de l’Est du pays ont, à plusieurs reprises, tenté de vendre illégalement le pétrole extrait dans la région, après la chute du régime Kadhafi. Une situation à laquelle a mis fin le conseil de sécurité de l’ONU, en autorisant uniquement la NOC basée à Tripoli, à l’Ouest, à exporter la production nationale de pétrole.

Par ailleurs, Sanalla a déclaré, rapporte Reuters, qu’il ne tolérerait aucun blocage de port pétrolier en ce moment, ni aucune manœuvre visant à fragiliser les efforts faits jusqu’à ce jour pour augmenter la production pétrolière.

Si l’Est met à exécution ses menaces, cela mettrait en péril la reprise de la production libyenne qui a grimpé, la semaine dernière, à 800 000 barils par jour, son plus haut niveau depuis 2014.

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