D’ici 2030, la plupart des victimes du cancer du col de l’utérus seront de l’Afrique subsaharienne

Le cancer du col de l’utérus est devenu une préoccupation majeure pour la communauté médicale et scientifique internationale.

Selon la Revue d’experts sur la thérapie anti-infectieuse, «d’ici 2030, le cancer du col de l’utérus causera la mort de plus de 443 000 femmes chaque année dans le monde, la plupart en Afrique subsaharienne». Cette alerte vient d’être lancée, à quelques jours de la 8ème Semaine africaine de la vaccination, qui se célèbre, du 23 au 29 avril 2018.

Cette tendance est également confirmée par le Centre du virus du papillome humain (VPH), 2017, qui souligne que le cancer du col de l’utérus est le cancer le plus fréquent chez les femmes, au Malawi, au Kenya, en Zambie et au Zimbabwe et le deuxième cancer le plus fréquent en Afrique du Sud.

Par ailleurs, toujours selon le VPH, l’augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus en Afrique, pourrait contrecarrer les progrès réalisés par les femmes africaines dans la réduction de la mortalité maternelle et de la longévité.

Toutefois, tempère-t-on, le cancer du col de l’utérus reste une maladie non transmissible, potentiellement évitable et que des stratégies d’intervention visant son élimination en tant que problème de santé publique, devraient être mises en œuvre d’urgence.

Cas du Gabon

Depuis 2013, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille (FSBO) s’est fortement engagée dans la lutte contre les cancers, et en particulier ceux du sein et du col de l’utérus au Gabon. L’objectif visé est de réduire l’incidence et la mortalité de ces maladies.

Cette vision se matérialise par une stratégie de lutte contre les cancers qui s’articule autour de trois piliers: la prévention, le traitement, et l’accompagnement.

La FSBO, à travers son concept « Octobre rose », est active sur le terrain avec des actions de proximité au contact des populations. La Fondation use également de son leadership pour mener un plaidoyer actif auprès des pouvoirs publics, afin de garantir la gratuité des actes de dépistage et de la prise en charge de qualité des malades atteints du cancer, ainsi que l’accès à des traitements pour tous.

Ce combat et la valeur de ses actions en faveur des Gabonais ont été reconnus par la communauté internationale. La FSBO est désormais membre de l’UICC (Union for International Cancer Control), organisme international qui aide des acteurs du monde entier à lutter ensemble contre le cancer.

En 2018, la FSBO compte mettre en place une clinique itinérante pour renforcer les dépistages et les diagnostics des cancers féminins à travers tout le pays.