Décès par noyade de la fille du journaliste Samba Mangane :les deux employés de Ste Marie…

En 2015, la fille du journaliste et diplomate Samba Mangane, élève au Cours Sainte Marie de Hann (école Les Maristes), est décédée par noyade lors d’une sortie pédagogie au Lac Rose. Quatre ans plus tard, les personnes inculpées dans ce drame, en l’occurrence G. A. Cissé et A. Faye, respectivement enseignante et conseiller à l’éducation dans ledit établissement, ont comparu libres, ce jeudi, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar, pour homicide involontaire. Des faits qu’ils ont rejetés face aux juges. Bien que la partie civile s’est désistée dans cette affaire, l’action publique est poursuivie. Le Procureur a requis pour chacun des prévenus, la peine de trois mois avec sursis et une amende de 20 mille francs Cfa. Pour lui, c’est la négligence et l’imprudence des prévenus qui ont favorisé la mort par noyade de la gamine.

D’après le maitre des poursuites, quand ils sont arrivés avec les élèves à l’hôtel, le gérant leur avait formellement dit que l’hôtel ne disposait pas de maitre-nageur et que la piscine n’était pas surveillée. Le parquet estime qu’après cette mise en garde du gérant de l’hôtel, les deux prévenus auraient dû renoncer de mettre les enfants dans la piscine. « Ils ont été négligents en mettant les enfants dans la piscine. La partie civile, même s’il a désisté, avait déclaré à l’enquête préliminaire que sa fille ne savait pas nager et que c’était la première fois qu’elle entrait dans une piscine. Un enfant de 7 ans, lorsqu’il est laissé dans une piscine, si on n’est pas alerte et prudent, il peut arriver de tels actes », a soutenu le procureur de la république. Qui, tout de même, estime que les prévenus peuvent bénéficier de circonstances atténuantes puisqu’ils sont des délinquants primaires et le trouble public causé par cette affaire s’est estompé.

Avocat des employés des Cours Sainte Marie de Hann, Me Boukounta Diallo a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Selon lui, le drame est intervenu dans les circonstances que personne ne peut décrire. « Quand on l’a fait sortir de l’eau, l’enfant saignait. Elle continuait à respirer et ne présentait pas les caractéristiques d’une enfant décédée par noyade. Il y a un doute sur les circonstances et les causes de l’accident », a plaidé Me Diallo qui persiste et signe qu’il y a un doute dans l’obligation des prévenus. D’après l’avocat, le Cour Sainte Marie de Hann a vécu ce drame avec beaucoup de difficultés mais, il a fait de son mieux pour assister la famille de la victime. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 6 juin prochain.

Emedia