Cristallisation des aspirations des jeunes,refonte de la république:sonko à quitte ou double?

La prochaine présidentielle s’inscrit dans une perspective bien délicate
pour le Président Macky Sall. Ousmane Sonko, leader du Pastef, le fait déjà
dégringoler au sein de l’opinion publique, particulièrement chez les jeunes. A force de l’écouter et de le voir évoluer dans le champs politique, une majorité de sénégalais pensent que l’avènement du président de l’Alliance pour la République a été «une mauvaise chose». La situation est critique pour les tenants du pouvoir,même s’ils s’en défendent. La surprise sera-t-elle au rendez-vous au soir du 24 février 2019

La prochaine présidentielle de février 2019 risque t’-elle de nous révéler des surprises à l’instar des pays déjà traversés par un séisme politique à l’annonce d’élections de présidents inconnus du grand public?

En d’autres termes,le président de la république Macky Sall échappera t’-il à la percée du leader du Pastef Ousmane Sonko qui cristallise les aspirations de toute une jeunesse et son discours colle à bien des égards à la vision prônée par ce dernière

Il faut à la vérité, reconnaître que la jeunesse fonde l’espoir, avec Sonko ,de retrouver cette souveraineté qu’elle pense bradée par des dirigeants jadis inféodés aux régimes totalitaires de l’Occident.

A travers des thématiques articulés autour des valeurs de l’éthique et la droiture, apparaît clairement dans le discours de ces jeunes rénovateurs et où « réfondateurs » de la république,(c’est selon) une ferme volonté de changement de paradigmes dans la gestion de la chose publique

A vrai dire, les partis traditionnels africains, minés par des guerres de positionnement internes et dont les leaders ne se soucient que de leur réélection,n’ont pas su analyser, du point de vue de la géostratégie, une demande fortement silencieuse de cette jeunesse pour un nouvel ordre économique.

N’est-ce pas le contre-amiral Pierre Célérier qui disait « la géostratégie c’est l’étude des rapports entre les problèmes stratégiques et les facteurs géographiques »

Dans le cadre de la transformation de nos économies,bon nombre de nos dirigeants africains ont des difficultés (certainement obnubilés par leur réélection comme sus dit) à mettre en place une très bonne articulation entre les axes de développement prioritaires et les besoins des populations et surtout de la jeunesse.

La montée en puissance de Sonko ne semble t’-elle pas au regard de l’analyse précitée, s’inscrire dans cette dynamique de changement de système dont le vent est en train de souffler dans le monde entier.?

L’élan de solidarité qui s’est formé autour de l’ancien inspecteur des impôts pour le porter au palais pour ne pas dire au pinacle, ne doit point être analysé que sous l’angle de la victimisation dont la plupart des sénégalais sont souvent si sensibles.

Au constat, le Pastef s’articule autour d’une bonne représentation et gestion participative des jeunes (surtout), et son fonctionnement ne repose pas sur le pouvoir financier d’un homme qui, à sa guise, peut faire et défaire au gré de ses humeurs.

La quintessence du discours du leader du Pastef est simple, car elle s’inscrit dans une logique conforme à la vision de ces milliers de jeunes éparpillés dans le monde,ce n’est point un discours d’intellectuels qui se confortent bien dans des débats autour de la croissance et des programmes à plusieurs milliards de dettes à rembourser au prix du pillage des ressources africaines.

Selon un économiste de renommée « La mobilisation des ressources internes et externes pour faire face au financement ne se doit pas se faire sans le secteur privé national »

l’Afrique ne se développera jamais sans un secteur privé fort et voilà pourquoi nos pays,à la traîne,et c’est dommage,resterons toujours des économies dépendantes. Et…sans solutions.

Certains de penser qu’un État se gère seulement par la somme de gens expérimentés, pour ne dire par la somme de dinosaures politiques autour d’un président

Ce serait donc une erreur de croire que l’auteur du livre « Solutions » n’a pas assez de vécu pour gérer un État, bref ,pour être président de la république du Sénégal.

Le destin des hommes est inscrit dans un espace de temps dont Dieu seul a le secret et Ousmane Sonko aura 45 ans en 2019.

Allez demander à Emmanuel Macron comment il a pu être président de la république française à l’âge de 40 ans…

Saliou Faye 24 heures

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