Burkina :Putsch manqué de 2015, « Rambo » reconnaît les faits

L’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo, le meneur du groupe ayant perpétré le coup d’État manqué de 2015 au Burkina Faso, a reconnu vendredi les faits d' »attentat à la sûreté de l’État ».

« Dans l’après-midi du 16 septembre (2015), j’ai reçu un ordre de mon supérieur hiérarchique, l’adjudant-chef major Éloi Badiel me demandant de procéder à l’arrestation du président de la transition et de son premier ministre », a déclaré à la barre, l’adjudant chef Nébié.

« J’ai démarré un véhicule, embarqué des hommes et nous sommes rendus à la présidence où se tenait le conseil des ministres. Après, m’être renseigné sur la salle du conseil, un des hommes m’a ouvert la porte j’y ai pénétré et indiqué au président Kafando (Michel) qu’on était attaqué et qu’il fallait le mettre en lieu sûr », a-t-il poursuivi.

« Sans hésitation, le président m’a suivi et je l’ai emmené dans son véhicule avec son garde du corps qui l’ont conduit à la résidence et j’ai suivi à bord d’un autre véhicule », a détaillé le sous officier de 53 ans.
Diendéré mis en cause pour la première fois

« Après les arrestations, il a été demandé d’aller chercher le général Diendéré. Je me suis porté volontaire et, avec trois autres sous-officiers, nous nous sommes rendus au domicile du général (Diendéré) à qui nous avons porté l’information de l’arrestation des deux autorités. Celui-ci a demandé de le conduire au poste de commandement central du camp du RSP, ce que nous avons fait ».

Mardi, le général Gilbert Diendéré, l’un des cerveaux présumés du coup d’État manqué a été mis en cause pour la première fois depuis l’ouverture du procès par un co-accusé.

Le général Diendéré « a instruit (donné l’instruction) de faire le coup d’État », a déclaré à la barre l’adjudant Jean-Florent Ion, quatrième accusé à témoigner dans ce procès historique.

Source JeuneAfrique