Abdoul Mbaye surpris par l’aveu de famine: «Que reste-t-il donc pour justifier cette croissance miraculeuse annoncée à 7,2 % en 2018?»

Le président de l’Alliance sur la Citoyenneté et le Travail (ACT), a sorti un communiqué pour montrer sa surprise. Ce, dit-il, après avoir entendu l’aveu de famine du chef de l’Etat et de sa coalition. Ce dernier qui avait annoncé
un taux de croissance de 7,2%.
Abdoul Mbaye l’ancien premier ministre du gouvernement sous Macky Sall, semble très surpris. Ce, après la sortie d’un communique le 18 mai dernier par le Conseil National de Sécurité Alimentaire pour informer que six départements du Sénégal vivent dans la famine. Un aveu de taille pour le président de l’ACT qui n’en revient pas. Surtout nous renseigne le communiqué, après que le chef de l’Etat ait annoncé un taux de croissance de 7, 2%.
Selon le prédécesseur de Mimi Touré, en ce sens, il est même prévu de mettre en place un programme de lutte contre
la faim dans ces localités mais aussi pour sauver 397 863 unités de bétail dans dix autres. Selon Abdoul Mbaye dans son
communiqué, ce Plan d’Urgence pour la Sécurité Alimentaire 2018 (PUSA) d’un montant de 11 milliards franc Cfa, a été
validé par le Premier ministre Mohamed B. A. Dionne.
Pour l’ex chef du gouvernement, de
nombreuses tournées dans les zones rurales leur avaient permis de constater la réalité d’une campagne agricole désastreuse suivie de difficultés vécues par les paysans qui ne parviennent même pas à vendre leurs maigres récoltes d’arachides. Dit-il, dans cette déclaration, ils n’ont cessé de dénoncer les mensonges statistiques du régime de Macky Sall, et tout particulièrement ce taux de croissance présenté comme reposant principalement sur un doublement de la production vivrière et une augmentation de 40% de la production d’arachide du Sénégal.
A l’entendre, après l’aveu de
l’impossible autosuffisance en riz en 2017 pourtant défendue jusqu’en juin 2017 par des augmentations de production absolument irréalistes et mensongères, après le demi aveu d’une pauvreté en progression dans le pays par le Chef de l’État lors de son discours de fin d’année, voilà celui  portant sur l’extension de l’extrême pauvreté et de la faim dans plusieurs départements du
Sénégal.
«Que reste-t-il donc pour justifier cette croissance miraculeuse annoncée à 7,2 % en 2018?», s’est-il interrogé dans le communiqué. Le président de l’ACT, espère aujourd’hui que le Fond Monétaire International (FMI) et d’autres institutions commenceront enfin à entrouvrir leurs yeux et leur expertise sur cette lourde contradiction entre la richesse présentée galopante de la nation et l’extension de la faim dans notre pays.
De même, il estime que les distributions de vivres et de soutiens annoncées seront organisées au profit des véritables concernés et non à des fins électoralistes et bassement politiciennes comme trop souvent par ce régime